Un accueil de jour sera implanté dans la zone du Colombier
La Ville de Calais et le Secours Catholique ont trouvé un terrain d'entente
vendredi 04.12.2009, 14:00
Le centre d'accueil de jour sera implanté sur la zone du Colombier. Le centre d'accueil de jour sera implanté sur la zone du Colombier.
Le bras de fer dure depuis l'ancienne municipalité. Hier matin, le conseil d'administration du Secours Catholique, en acceptant les propositions de la Ville de Calais, a permis de sortir de l'impasse.
L'enjeu est important, pour les migrants. L'ouverture de douches et la création d'un centre d'accueil de jour pour les migrants malades, les femmes et les enfants. Natacha Bouchart confirme l'accord : « Comme nous nous y étions engagés, nous ouvrirons les douches. Avant la fin de l'année... » Et pour répondre aux inquiétudes du Secours Catholique sur la capacité de cette installation, les premiers jours serviront de test : « Nous jugerons s'il faut rajouter un deuxième ballon d'eau chaude ».
explique le maire.
L'implantation de ces douches sur l'aire d'accueil des nomades, zone Marcel-Doret, était tributaire du retrait du permis de construire des locaux de la route de Saint-Omer. Sur ce point, le maire de Calais était intransigeant. « Dans le protocole d'accord, le Secours Catholique accepte de retirer son permis de construire après l'installation des douches. » souligne Natacha Bouchart. L'association caritative se serait aussi engagée à mettre en vente l'ancienne boucherie de la route de Saint-Omer quand le centre d'accueil de jour sera en fonction. « Nous allons implanter sur la zone du Colombier, les modulaires de l'ancienne base de voile. Ce sont des terrains qui appartiennent à la communauté de communes. Sans l'accord des maires de Cap Calaisis, nous n'aurions pas trouvé de solution... » avoue le maire.
Comme le précise Philippe Blet, le président de Cap Calaisis, sur ce dossier les élus du Calaisis ont répondu à l'urgence de la situation et entendu les riverains de la route de Saint-Omer, opposés au projet d'implantation de l'accueil de jour dans leur quartier. Les membres du Secours Catholique ont su aussi entendre. Titulaires d'un permis de construire, confirmé par le tribunal administratif de Lille, ils n'ont jamais tenté un passage en force, même si les négociations avec les élus se sont avérées musclées. Ils ont aussi tenté d'expliquer leur projet à leurs voisins. En vain... L'Etat a aussi joué un rôle dans ces négociations. Il continuera son action en prenant en charge une partie importante des frais d'installation.
Philippe HENON
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